Projet de protection des défenseurs des droits de l’homme en République centrafricaine
Du 23 au 25 septembre 2025, l’ONG Femmes Sans Frontière pour le Développement (FSFD) a pris part à un atelier de haut niveau dédié à la rédaction de rapports parallèles et à la participation de la société civile aux mécanismes des droits de l’homme, avec un focus sur le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.
Organisé par la Division des Droits de l’Homme en collaboration avec le gouvernement et financé par l’Union Européenne, cet atelier a réuni des experts internationaux et des défenseurs des droits de l’homme venus de Bangui et de l’arrière-pays.





Après une cérémonie d’ouverture officielle présidée par le Ministre de la Justice, l’atelier s’est déroulé en plusieurs sessions :
Session 1 : Tour de table pour recueillir les attentes des participants et désignation des rapporteurs.
Session 2 : Présentation des mécanismes internationaux des droits de l’homme : organes de traités, Conseil des droits de l’homme et Haut-Commissariat aux droits de l’homme.
Session 3 : Focus sur le Pacte international relatif aux droits civils et politiques : articles clés, comité des droits de l’homme et son rôle.
Session 4 : Le système africain des droits de l’homme : Charte africaine, Commission africaine et Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.
Session 5 : Organes à mandat spécifique liés à la CADHP : rapporteurs spéciaux, comités et groupes de travail, comité africain des experts sur les droits de l’enfant.
Session 6 : Importance de la soumission de rapports par les OSC, exemples de rapports examinés et discussion des défis et opportunités.
Session 7 : Étude de cas sur un rapport alternatif soumis par la société civile.
Session 8 : Méthodologie de rédaction d’un rapport alternatif : structure, sources et approche basée sur les droits de l’homme.
Session 9 : Travaux de groupe, restitutions et conclusions apportées par les experts internationaux.
Ces trois jours d’échanges ont permis de renforcer les capacités des acteurs de la société civile dans la défense des droits humains en RCA, un pas important vers une meilleure protection des défenseurs des droits.